Droit à l'image des détenus : une avancée
Dernière mise à jour : 06/12/2012 à 16:48Depuis plusieurs mois, la députée du Calvados Laurence Dumont soutenait le combat de Catherine Rechard, réalisatrice du « déménagement », film qui relate le déménagement de la prison de Rennes, en filmant les détenus à visage découvert.
L’administration pénitentiaire avait opposé un refus de diffusion du documentaire sur les chaines publiques, sans floutage des visages, malgré l’autorisation expresse des personnes détenues filmées, et alors même que la loi pénitentiaire leur reconnaît un droit à l’image.
Pour comprendre et tenter de désamorcer cette interdiction, Laurence Dumont avait même organisé, le 14 février dernier, une projection-débat à l’Assemblée nationale à laquelle l’administration pénitentiaire avait refusé de participer.
C’est le juge administratif qui aura tranché en faveur du droit à l’image des personnes détenues, puisqu’il vient d’annuler l’interdiction de diffusion, Laurence Dumont s’en réjouit dans un communiqué.
En effet, seule la privation d’aller et venir constitue la peine, et celle-ci doit avoir un sens, celui de la réinsertion de la personne détenue. Exister au travers d’un reportage, d’une émission, d’une interview, constitue un élément du sens de cette peine et de la réinsertion, « c’est ramener ces personnes du côté des Hommes ».


