La prostitution caennaise migre en périphérie

La prostitution caennaise se délocalise dans le département.Pourquoi ? Essentiellement d'origine étrangère, 150 à 180 prostituées s'adaptent au marché... Comment?

10/12/2012 à 16:15 par emilefouda

Depuis 18 mois, les camionnettes blanches ou bleues des prostituées caennaises délaissent peu à peu le Cours Montalivet ou la Presqu’île pour la campagne. “Elles semblent éviter la Côte de Nacre pour l’instant. Mais j’en vois de temps en temps dans l’arrière pays, dans certaines communes  proches de Caen.”  Habitant de Carpiquet, le témoin veut y voir le signe que le marché caennais se rétrécit. “Elles sont de plus en plus nombreuses” à se battre pour le client.
100 et 150 prostituées identifiables
Des statistiques policières varient : une trentaine, répertoriée, il y a deux ans. 50 à 60 aujourd’hui selon les mêmes sources. “Mais ce qu’on ne prenait pas en compte, c’est leur mode d’organisation”, explique un enquêteur : “les prostituées dans les camionnettes ne travaillent pas seules”. Elles seraient trois en moyenne par véhicule à tourner 24h/24. Les véhicules de Montalivet ne bougent pas. Ce sont les occupants qui se relaient de 10heures à 6 heures le lendemain. Au hasard des rencontres, une prostituée avoue “travailler tous les jours de 10 heures à 18 heures. Nous nous arrangeons entre nous”, affirme t-elle timidement. On l’appellera Louise (nom d’emprunt).
Décryptage… Lire le reportage d’Emile S. FOUDA dans notre édition du  jeudi 26 juillet (Liberté n0 9581 est en kiosque)

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