Caen L’ancien directeur de la salle le Cargö à Caen réclame 200 000 €

Devant le conseil des prud’hommes de Caen, Christophe Moulin, ex-directeur de la salle de concerts le Cargö, conteste son licenciement, en janvier 2015.

14/02/2017 à 16:55 par Arnaud Héroult

Christophe Moulin était le directeur de la salle de musiques actuelles le Cargö à Caen et également à la tête du festival Nördik Impakt (photo archives Liberté).
Christophe Moulin était le directeur de la salle de musiques actuelles le Cargö à Caen et également à la tête du festival Nördik Impakt (photo archives Liberté).

200 000 euros

C’est la somme demandée par Christophe Moulin, ancien directeur de la salle de concerts le Cargö à Caen. 82 000 € à titre principal de dommages et intérêts. 120 000 € à titre subsidiaire pour des arriérés d’heures supplémentaires.

Me Thomas Leclerc, conseil de M. Moulin, conteste « un licenciement sans cause réelle et sérieuse » et relève « un préjudice moral ». Pour Me Xavier Morice, l’avocat de son ancien employeur, l’association Arts Attack ! qui gère le Cargö, « c’est une action vindicative animée par un esprit de vengeance. »

Saisi, le conseil des prud’hommes de Caen donnera sa décision le 27 avril 2017.

6 pages de licenciement

Christophe Moulin a été licencié en janvier 2015 après un mouvement social des salariés le 10 décembre 2014. La lettre de licenciement fait 6 pages… « J’en ai rarement vu d’aussi longue », s’étonne Me Thomas Leclerc. Me Xavier Morice assume les 6 pages : « il y a des choses à dire, ne serait-ce que pas correction par rapport aux salariés. »

« Plaintes récurrentes »

M. Moulin a été embauché en mai 2006 et licencié près de huit ans plus tard pour « des problèmes de management », évoque Me Morice :

Le licenciement n’a pas été pris de gaieté de cœur. M. Moulin a des qualités professionnelles incontestables (ndlr, : il était aussi directeur du festival Nördik Impakt), mais il a été licencié pour insuffisance professionnelle après des plaintes récurrentes, des souffrances de la part des salariés. Il y a eu un constat d’échec. En mars 2014 il y avait eu une lettre de recadrage.

« Tout sur le dos »

Avocat de Christophe Moulin, Me Leclerc pense, lui, qu’on reproche à M. Moulin

Tous les maux de l’association Arts Attack ! Ce qu’on lui reproche, c’est ce qu’on lui a demandé d’appliquer. À partir d’un moment on lui a tout mis sur le dos et il n’a plus eu le soutien du conseil d’administration de l’association.
14000 Caen

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