Caen À Caen, la coccinelle fait le printemps

Au jardin des plantes de Caen, depuis 1984, chrysopes et coccinelles sont données gratuitement pour combattre les pucerons. Les distributions reprennent le vendredi 21 avril 2017.

20/04/2017 à 11:53 par Arnaud Héroult

Bertrand Forget est l’un des deux agents du jardin des plantes de Caen qui fait naître les coccinelles qui sont distribuées chaque vendredi dans ces gobelets en plastique.
Bertrand Forget est l’un des deux agents du jardin des plantes de Caen qui fait naître les coccinelles qui sont distribuées chaque vendredi dans ces gobelets en plastique(Arnaud Héroult/Liberté Bonhomme).

Bertrand Forget est agent en lutte biologique. Un homme sage avec un côté sage-femme. Chaque année, avec un de ses collègues du jardin des plantes de Caen, il fait naître 60 000 pontes d’insectes. Beaucoup de coccinelles et des chrysopes.

Ces dernières, aussi appelées demoiselles aux yeux d’or, comme les « bêtes à bon Dieu » (un surnom de la coccinelle), sont distribuées pour combattre les pucerons. Un moyen écologique, simple et gratuit pour protéger les jardins sans avoir recours aux produits chimiques.

Tous les vendredis, chacun en venant au jardin des plantes caennais peut repartir un avec un gobelet en plastique. À l’intérieur, cinq bandelettes en papier sur lesquelles on distingue des tout petits œufs jaunes.

Centaine de milliers

Ensuite ? « Il faut attendre que l’œuf noircisse », explique Bertrand Forget. C’est signe que l’insecte est au stade de larve. Déjà prêt à se gaver de pucerons. « Il suffit alors de fixer la bandelette sur le végétal. »

Chaque gobelet contient environ 200 insectes. En 2016, ce sont 1 923 gobelets qui ont été distribués aux jardiniers amateurs.

Car au jardin des plantes de Caen, on garde aussi une partie de la production pour traiter tous les espaces verts de la ville. « 40 000 pontes sont réservées aux équipes de jardiniers de la ville. »

Mais au départ, tous les œufs sont bien dans le même panier.

Plus précisément dans l’insectarium. Là, où une quarantaine de boîtes en plastique font autant office de maternité que de chambre nuptiale.

Le jardin des plantes à Caen.
Le jardin des plantes à Caen (Arnaud Héroult/Liberté Bonhomme).

L’âge de la coccinelle

« On garde 10 % des pontes pour avoir des coccinelles fraîches. » Elles servent de reproducteurs. « Et l’hiver on entretient notre petit cheptel », souligne Bertrand Forget, spécialiste de ces petites bébêtes, utiles et sympathiques.

Mais peut-on s’attacher à une coccinelle ? « Elle peut vivre quatre, cinq mois chez nous. Dehors, dans la nature, c’est beaucoup plus aléatoire. »

Cela veut donc dire que les ronds noirs sur la carapace rouge ne correspondent pas aux nombres d’années de la coccinelle ?

« Et non », rigole Bertrand qui précise :

Nous faisons régulièrement des animations pour les enfants. Et souvent les parents accompagnateurs, quand ils apprennent que cela n’a rien à voir avec l’âge, nous disent : ah bon !

Donc, désolé de casser ce mythe d’enfance. « Les points sur les coccinelles déterminent les différentes espèces. » Il y en a 80 différentes dans le Calvados et 200 dans toute la France.

« La plus répandue est la coccinelle à sept points. Mais la 2 points pond très bien. » Parole de pro.

Les distributions ont lieu du 21 avril au 7 juillet, au Jardin des plantes (place Blot) de Caen, chaque vendredi de 9 h 30 à 11 h 30.

14000 Caen

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